Voyage dans les méandres de mon esprit

Tertulia

Défi n°80

le 04/11/2006 à 16h51
Reflet de lumière sur sa peau nacrée,

Gouttes brillantes à l’éclat de perle,

Embellissez cette ondine, femme sacrée,

Etrange sirène à la beauté éternelle.

 

J’ai profané ce temple d’un regard,

Effleuré ses courbes gracieuses de mes yeux

Par cette vision mon esprit s’égare,

Etoile diaphane éclairant ce lieu.

 

De l’œil, je suis la goutte placide

Glissant doucement sur la courbe du sein,

Voyage de plus en plus rapide

Qui, imperturbablement, me conduit vers ses reins.

 

Auréolée du scintillement lunaire,

Elle s’approche, portée par la houle,

J’admire ses courbes et sa peau claire,

Je m’approprie cette beauté dont je me saoule.

 

De mon émoi, je suis le pénitent,

Recherchant l’absolution charnelle,

Je lui offre mon corps aux sens brûlants,

J’imagine son étreinte sensuelle.

 

Je me laisser aller à l’ivresse,

M’abandonne à ce corps de volupté,

De sa froideur, elle me caresse

Pas une vague de désir, je suis submergé.

 

Doucement, par des geste caressant,

Elle m’attire vers ses insondables profondeurs,

C’est dans c’est univers troublant

Qu’elle a dérobé mon cœur.

 

Affamé d’une faim insatiable,

Je suis un amant aujourd’hui répudié,

Au corps envahi par un désir intarissable

D’une séductrice qui n’a jamais aimé.

Défi n°79

le 28/10/2006 à 13h13
Vingt ans, vingt ans déjà que mon cœur bat pour vous qui avez égayé ces longues semaines de tortures.  Comme j’attendais avec impatience le moment où je pourrais vous écouter, vous admirer…  Grâce à vous, les mystères de la physique me sont devenus connaissances simples et claires.  Vous êtes parvenu à me faire aimer cette matière.

Vous étiez si jeune à l’époque, fraîchement diplômé, auréolé de l’enthousiasme des professeurs débutants, votre style jeune et dynamique tranchant avec le formalisme des vieux dinosaures de l’école.  Dès le premier cours, je n’ai plus douté de mes sentiments, vous étiez l’homme de ma vie, mon prince charmant, je vous imaginais déjà en père de mes futurs enfants.  Sans cesse, j’usais de stratagèmes malhabiles pour capter votre regard.  Comme j’aurai voulu me noyer dans vos superbes yeux bleus.

Mais votre fonction et ma timidité m’ont toujours empêché de me déclarer.  Ma seule tentative, si vite avortée fut celle de la remise des diplôme…  Je vous ai demandé la permission de vous embrasser.  Je sens encore la brûlure du baisé que vos lèvres ont déposées sur ma joue.  J’ai encore sous les yeux les quelques mots que j’avais griffonnés et que je voulais à cet instant glisser dans votre poche.  Jamais je n’ai pu me résigner à vous les remettre et à m’en débarrasser.

Nous avons donc continué nos vies chacun de notre côté.  J’ai appris que vous vous étiez mariés et que vous aviez divorcé il y a quelques années.  Mon destin m’a réservé pareille surprise puisque le père de ma fille m’a également abandonnée.

Aujourd’hui, lorsqu’elle est rentrée de l’école, elle m’a fièrement annoncé que vous seriez son professeur de physique.  Mon cœur a bondi de joie à cette nouvelle.  Je vais, enfin, vous revoir et puis, peut-être que j’oserai vous déclarer ma flamme et que de votre voix chaude et sensuelle, vous me direz : « Mais moi aussi, je vous aime. »

Défi n°77

le 14/10/2006 à 16h18
Découpes de courbes harmonieuses,

Rondeurs se dessinant langoureusement,

Image d’une féminité gracieuse,

De ces formes qui s’épanouissent voluptueusement.

 

Désir masqué sous la légèreté du voile,

Regard baissé, révélant une faim brûlante,

Sensualité du bruissement de la toile,

Dissimulant à peine la femme frissonnante.

 

Tu sens sur toi ses yeux de braises,

Tu ressens l’expression de son désir

Et tu n’oses exprimer ton malaise,

Tu rejettes son souffle qui te fait frémir.

 

Doucement tu lèves les bras,

Laissant glisser le tulle protecteur,

Délicatement, ses mains se posent sur toi,

Résolument, il te serre contre son cœur.

 

Lentement, il t’emmène vers sa couche

Garnie de voilages et de mousseline moelleuse,

Tu poses tes doigts sur sa bouche,

Il effleure tendrement ta peau soyeuse.

 

Le contact des voiles éveille en toi

Une douce chaleur, un désir ardent,

Tout se confond, ses caresses, le tissu, ton émoi

Le plaisir t’envahi, tu t’abandonnes langoureusement.

 

Ce moment t’aura laissé tant de souvenirs,

Trace indélébile d’inavouables émotions

Que ce morceau de voile t’aura permis de ressentir

Dans cette première étreinte teintée de passion.

Défi n°75

le 01/10/2006 à 12h30
Regarde-toi, qu’es-tu devenue ?

Désirais-tu vraiment cela,

Cette triste condition qui te diminue ?

C’était la vie que tu voulais pour toi ?

 

La lumière dans tes yeux s’est éteinte,

La beauté de ton corps est flétrie.

Aujourd’hui, c’est toi qui payes pour une étreinte

Mais qu’as-tu fait de ta vie ?

 

Que sont devenus tes rêve de princesse,

Celle qui attendait le prince charmant ?

Tu est bien devenue une maîtresse

Mais pas de celles qui enseignent aux enfants.

 

Où ton âme s’est-elle perdue ?

Où as-tu oublié qui tu étais ?

Petite, tu étais résolue,

Un jour, tu vivrais dans un palais.

 

Mais regarde les douves de ton château,

Ce ne sont que des égouts misérables

Et salle de bal prend l’eau,

Tu as une vie bien minable.

 

Tu désirais être la reine des défilés,

Etre le mannequin des plus grands.

Tes seuls podiums sont des trottoirs souillés,

Illuminés par des réverbères tremblotants.

 

Tu voyais ton nom en haut des affiches,

Vedette des plus grands réalisateurs

Mais c’est à la gendarmerie qu’on te fiche

Car ton métier est loin d’être celui d’acteur.

 

Autrefois tu avais des rêves

Mais tu les as bien vite oubliés.

Aujourd’hui tu marches ou tu crèves,

Tu ne pourras plus y échapper.

 

Pourtant, il ne te reste plus qu’un seul désir :

T’allonger, fermer les yeux, sombrer,

Laisser tomber ce putain d’avenir,

Enfin pouvoir tout oublier.

 

Sans hésiter, tu passes à l’acte, enfin…

Tu saisis l’arme que tu as dérobée,

Tu vas pouvoir échapper à ton destin,

Redevenir petite fille et recommencer à rêver.
 
Ce défi m'a immédiatement fait penser à une chanson de Téléphone : "Cendrillon".  Pour ceux qui aurait un doute, écouter ici
 
Cendrillon pour ses vingt ans
Est la plus jolie des enfants
Son bel amant, le prince charmant
La prend sur son cheval blanc
Elle oublie le temps
Dans son palais d'argent
Pour ne pas voir qu'un nouveau jour se lève
Elle ferme les yeux et dans ses rêves
Elle part, jolie petite histoire (2x)

Cendrillon pour ses trente ans
Est la plus triste des mamans
Son bel amant a foutu l'camp
Avec la belle au bois dormant
Elle a vu cent chevaux blanc
Loin d'elle emmener ses enfants
Elle commence à boire
A traîner dans les bars
Emmitouflée dans son cafard
Maintenant elle fait le trottoir
Elle part, jolie petite histoire (2x)

Dix ans de cette vie ont suffit
A la changer en junkie
Et dans un sommeil infini
Cendrillon voit finir sa vie
Les lumières dansent
Dans son ambulance
Mais elle tue sa dernière chance
Tout ça n'a plus d'importance
Elle part
Fin de l'histoire

Notre père qui êtes si vieux
As-tu vraiment fais de ton mieux
Car sur la terre et dans les cieux
Tes anges n'aiment pas devenir vieux

Défi n°74

le 25/09/2006 à 20h13
Petite fille, avais-tu demandé
D'être là dans le fossé,
A moitié déshabillée
Par l'homme qui voulait t'abusser ?

Toi, le mendiant dépenaillé,
Avais-tu un jour désiré
De vivre complètement rejeté,
Par notre intolérable société ?

Est-ce le destin que tu avais souhaité
Dans ton pays si éloigné
Que cet homme blanc qui disait t'aimer
T'a emmené pour te prostituer ?

Images cruelles de la réalité,
Ce n'est pas ce qui a été rêvé,
Cette vie qu'on nous a imposé,
Ne peut-elle pas être changée ?

Quel monstre nous impose cela ?
Qui est le maître de notre existence ?
Qui nous fait passer de vie à trépas
Comme si ça n'avait pas d'importance.

Les dés du destin sont pipés
Jamais nous ne seront vainqueurs,
Nous ne pouvons que les lancer
Question de courage... ou d'honneur.

As-tu vraiment désiré
Le choix que tu t'es imposé ?
T'a-t-on seulement demandé
si tu étais intéressé ?

Avancer un pas à la fois,
Evaluer l'obstacle qui se présente...
Le passer sans baisser les bras,
Affronter l'avenir qui s'invente.

Mais n'est-ce pas du fatalisme
De ne pas lutter contre son destin ?
De croire que c'est du fanatisme
De lutter contre cette somme de chagrins.

Avancer un pas à la fois,
Refuser l'issue qui se présente à toi,
Faire toujours plus que ce que tu dois,
Rejeter le danger qui s'annonce déjà.

Nulle carte ne peux s'imposer,
Nul jeu ne saurait t'obliger,
Embrasse simplement TA liberté,
Contente-toi seulement d'exister.

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