Voyage dans les méandres de mon esprit

Ecriture

Challenge n°18 de Boitearimes

le 05/04/2007 à 13h06
Je me rappelle avec nostalgie
Ces matins au goût magique,
Quand, dans le jardin, je restais ébahie
Devant un décors féerique.

 

Caché au milieu des crocus et des primevères,
Pluie de chocolats aux emballages arc-en-ciel,
Je m’en souviens comme si c’était hier
Toutes ces images ont encore une saveur de miel.

 

Et chaque année, à l’aube du dimanche pascal
Je retrouve l’esprit des Pâques du passé.
Pour moi, c’est un jour peu banal
Que je prends à cœur de savourer.

 

Pluie de chocolat et d’œufs colorés,
Cris de surprise des enfants ravis,
Chasse aux cadeaux que l’on a cachés,
C’est le charme de simples plaisirs de la vie.

 

Nous célébrons alors la renaissance
Comme nos ancêtres aux feux de Beltane
Mais nous en avons oublié le sens,
Eteint les brasiers et leurs grandes flammes.

 

Comme elle est loin cette fête de la fertilité
Où le dieu cornu ensemençait les champs,
Où il honorait la vierge qui lui était sacrifiée,
La prenait bestialement pour lui faire un enfant.

 

En ce jour naïf au passage à la vie,
Laissons-nous envahir par cette réminiscence,
Abandonnons-nous à nos désirs, nos envies,
A la vague païenne qui nous offre la transe.

 

Nous nous éveillerons alors heureux et comblés
D’une nuit de débauche repue de félicité,
Où, sans retenue, nous aurons honoré la fécondité
Par l’enchevêtrement de nos corps enlacés.

Challenge n°16 de Boitearimes

le 24/03/2007 à 15h50
Voilà que vient me titiller

Un rayon de douceur.

Il chatouille le bout de mon nez,

Me sors délicatement de ma torpeur.

 

Il me tire, me séduit, m’attire,

Me pousse à venir voir dehors.

Pourrais-je résister à ce désir,

Ce frisson de renouveau qui parcourt mon corps ?

 

Mais ensommeillée, je prends mon temps,

Teste lascivement sa douce patience,

Petit à petit, je m’étire voluptueusement,

Chaque parcelle de mon être émerge à la conscience.

 

Son appel se fait toujours plus présent,

Il me hâte d’admirer le paysage.

Son exhortation se fait de plus en plus pressente,

Il me suggère de ne pas être sage.

 

Je traîne, m’éternise, me prépare,

Chaque instant consacré à ma beauté.

Ce sont mes plus atours dont je me pare

Pour que d’un regard, on puisse me contempler.

 

Alors délicatement, je sors de ma retraite,

Offre ma personne à sa chaleur,

Il me pousse hors de ma cachette,

Me fait cadeau de son ardeur.

 

Je me laisse séduire par son invite voluptueuse,

Je m’ouvre doucement à sa caresse soyeuse,

Dévoile mes formes aux couleurs harmonieuses,

Exhibe ma corolle à la saison lumineuse.

 

Je présente alors dans toute ma splendeur,

Profitant des regards de convoitise des promeneurs

Qui m’apprécient, narcissique petite fleur

Qui les enivre de ses suaves senteurs…

Challenge n°15 de Boitearimes

le 17/03/2007 à 16h45
Aujourd’hui, à tous les coins de rue,

On croise des regards réprobateurs,

C’est notre différence qui tue,

L’être humain est désormais rempli de rancœurs.

 

On parle de l’ouverture des frontières

Au parfum de renaissance du nationalisme,

Chaque jour voit surgir une nouvelle guerre

Aux relents d’idéologies chargées d’intégrismes.

 

Mais y a-t-il seulement le rejet de l’étranger ?

Peut-on uniquement parler de xénophobie ?

Dans une société qui ne cesse de nous catégoriser,

Il y a beaucoup d’autres phobies…

 

Il est là, assis sur le trottoir,

Le SDF qui mendie son repas.

Combien de fois ne détourne-t-on pas le regard

Soudain très pressé de rentrer chez soi ?

 

Comme il est dur le jugement de la vendeuse

Quand un peu rond, tu entres dans une boutique de fringues,

Comme elle fait mal son attitude moqueuse

Parce que tu veux essayer, qu’elle te prend pour une dingue.

 

Jour après jour, j’entends les railleries

A propos de mon métier, de ma foi,

De ces gens qui les prennent pour des broutilles,

Autant me dire qu’on n’a pas besoin de moi.

 

Tant de rejet dans notre universalité,

La perfection est-elle le seul but à viser ?

La vie doit-elle s’écrire sans originalité ?

Se fondre dans un moule, celui de l’uniformité ?

 

Il ne suffit plus d’avoir la bonne couleur de peau

Pour être toléré par les gens bien pensant,

Il faut aussi être riche, intelligent et beau

Et de surcroît, surtout être bien portant.

 

Alors écoutez-moi, moi qui suis fille de la différence,

Poète n’entrant pas dans les critères de vos canons,

Ne jugez pas au premier coup d’œil sur l’apparence,

La fantaisie a souvent du bon.

Challenge n°14 de Boitearimes

le 10/03/2007 à 20h28
Etendue sur un lit, femme alanguie,

La brise estivale caresse sa peau moite.

Lascive sous la chaleur, elle cède à la rêverie,

Suite d’histoires coquines qu’elle veut délicate.

 

Le souffle du vent caresse ce corps abandonné,

Eveille en elle des désirs inconnus,

Un frisson de volupté la fait fantasmer,

Songe d’une éteinte ardente, d’un corps à corps impromptu.

 

Monte en elle une irrésistible faim,

Feu de passion balayant ses appréhensions,

Elle découvre son corps sous la caresse de ses mains,

Découvre l’impatience de l’excitation.

 

Sans hésiter, elle offre alors sa nudité

Au regard de l’homme l’observant lubriquement,

Devine le frémissement de son envie l’effleurer,

Elle attend qu’il la prenne avidement.

 

Il est là, la frôle de son appétit masculin,

Emprisonne son sein d’une main audacieuse,

Se colle à elle, l’enivrant de son parfum,

Elle bascule dans une étreinte voluptueuse.

 

Il titille ses tétons du bout de sa langue,

Trace une route humide vers sa féminité,

Goûte son puit d’amour, submergée par la vague,

Au bord de l’extase, il va la posséder.

 

Elle se donne entièrement à sa virilité,

Exprime sans crainte sa jouissance,

Ses cris de plaisir semblant l’inspirer,

Retardant le moment de l’inoubliable délivrance.

 

Dans un râle bestial, il atteint les sommets du plaisir,

L’embrasse longuement d’une bouche gourmande.

Ensemble, ils ont assouvis leur onde de désir

Dans la violence d’une étreinte troublante.

Challenge n°13 de Boitearimes

le 02/03/2007 à 23h57
Mon âme mutine se balade à la frontière,

Telle une équilibriste au balancier hésitant,

Oscillant d’un côté, de l’autre, se veut entière,

Ne parvenant pas à choisir son penchant.

 

Jamais elle ne trouve sa stabilité,

A chaque instant, elle menace de chavirer,

D’une arabesque, se raccroche à la réalité

Et à l’instant suivant, recommence à hésiter.

 

Ecouter la raison qui lui conseille de réfléchir ?

S’adapter à ce monde qui n’est pas pour les fous ?

Mais en était sourd à ce déséquilibre, comment écrire ?

Obéir à la sagesse, c’est l’inspiration qui met les bouts.

 

Mon âme se balade sur le fil étroit,

Plonge dans le kaléidoscope de couleurs,

Déferlante où la fantaisie reprend ses droits,

Mélange de mes malheurs et d’un monde meilleur.

 

Emportée dans le tourbillon de mes utopies,

Elle donne, par ma plume, la vie à mes chimères,

Echevelée dans la valse de ma folie,

Elle offre à la réalité mes joies, mes peines et mes colères.

 

Fermer la porte aux conseils de la raison,

Recréer ce monde où je me sens étrangère,

Ouvrir en grand la fenêtre de mon inspiration,

Inscrire mes phantasmes en phrases légères.

 

Mon âme se balade dans le monde des rêves,

M’offre mes mots dans les hallucinations de mes nuits,

Mon délire m’accorde chaque jour une trêve

Dans l’insondable grisaille de ma vie.

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