Voyage dans les méandres de mon esprit

Belgique ! ?

Sttellla

le 24/08/2006 à 13h19

Allez, un petit dernier belge célèbre : Jean-Luc Fonck, le fondateur du groupe Sttellla même si aujourd'hui, il chante seul.


Dans le style complètement décalé, c'est ici, je dirais même complètement déjanté !  C'est le roi du bon mot et du calembour qu'il utilise tout au long de ses chansons.


Envie d'écouter quelques extraits, rendez-vous sur son site officiel aussi fou que son propriétaire ! lol


http://www.sttellla.be/

Eté 67

le 23/08/2006 à 12h08

Encore un groupe belge décalé par rapport à la tendance actuelle.  C'est jeunes liègeois (et oui, encore) sont vraiment géniaux.  Je joins de nouveau un lien qui vous orientera directement sur les deux morceaux à écouter en ligne.  Je vous laisse également les paroles de celles que l'on entend pour le moment, le texte est vraiment très chouette.

http://www.ete67.be/html/disco/index.html

Tu es partie chérie mais tu sais ma vie n’a pas changé
C’est toujours canette de bière et matches de foot à la télé

Sortie avec les copains mélancolies pour trois fois rien
Quelques cendres dans ma bière
Quelques larmes dans mon verre

Tu dis ne pas vouloir revenir
Ah je te comprend c’est normal
Il n’y a qu’une chose qui me tourmente
Qui me torture qui me fait mal

C’est que tu n’es pas là ce soir
Pour m’engueuler
Non tu n’es pas là ce soir
Pour m’engueuler
Et mon Dieu
Qu’est ce que ça me manque
wo wo wo wo wo wo wo wo wow

Tu es partie chérie avec tes sarcasmes et tes reproches
Tu me laisses avec mon asthme
Avec du malheur plein les poches
Dans la nuit de samedi à jeudi le poisson rouge est mort de faim
Et Willy notre chien va bientôt mourir de chagrin

Tu dis ne pas vouloir revenir
Ah je te comprend c’est normal
Il n’y a qu’une chose qui me tourmente
Qui me torture qui me fait mal

C’est que tu n’es pas là ce soir
Pour m’engueuler
Non tu n’es pas là ce soir
Pour m’engueuler
Et mon Dieu
Qu’est ce que ça me manque
wo wo wo wo wo wo wo wo wow

Tu es partie chérie et dans le noir je me souviens
De chacun des mots cruels que tu me disais si bien
Tu dis qu’après la paresse il y a le temps des efforts
Tu dis qu’après la détresse il y a le temps des remords

Veux-tu me dire je t’en supplie ce qu’il me reste après l’oubli
Veux-tu me dire ce qu’il me reste ce qu’il nous reste je t’en supplie

Puisque tu n’es pas là ce soir
Pour m’engueuler
Non tu n’es pas là ce soir
Pour m’engueuler
Et mon Dieu
Qu’est ce que ça me manque
wo wo wo wo wo wo wo wo wow

Jeronimo

le 22/08/2006 à 14h31

Jeromino, c'est du belge !  C'est un chanteur d'origine liegeoise avec un talent indéniable.  J'aime ces chanteurs au style décalé qui n'hésite pas à faire de la chanson sans ce soucier des modes mais simplement de ce qu'ils aiment et ce qui les inspire.  Celui-ci fait partie de cette catégorie comme Bénabar par exemple.  Je vous laisse un de ses textes pour vous faire découvrir la qualité de son travail ainsi qu'un lien vers son site officiel, si ça vous tente...

http://www.jeronimojeronimo.be/site1/index.html

« MOI JE VOUDRAIS »


Moi je voudrais des fanfares et des corridas, des grands prix de formule 1
Des chasses à court et des vespas
Moi je voudrais des musées de la musique
Des autoroutes à péages et des trains automatiques
Une télé qui fonctionne des éléphants et des pandas
Moi je voudrais une reine, moi je voudrais un roi
Et plein d’enfants autour de moi et puis aussi un chien un chat
Que je regarderais grandir avec un cœur rempli de joie

REFRAIN

Moi je voudrais du football, des avants centres et des goals
La plus haute marche du podium, les récompenses quoi qu’on en pense
Ca aide à oublier ces journées perdues où jfais n’importe quoi


Moi je voudrais un belge sur la lune pour y planter nos belles couleurs
Un dégradé de gris qui se fane d’heure en heure
Des défilés de mode, des mannequins sud-américains
Des filles comiques au moins on rigolerai enfin

REFRAIN

Moi je voudrais du football, des avants centres et des goals
La plus haute marche du podium, les récompenses quoi qu’on en pense
Ca aide à oublier ces journées perdues où jfais n’importe quoi


Moi je voudrais des cigarettes moins chères
pour soulager la ptite santé du porte-monnaie de ma grand-mère
Moi je voudrais de l’alcool au volant partout tout le temps
Par tous les temps yaurait p-ê beaucoup moins d’accidents

REFRAIN (X2)

Moi je voudrais du football, des avants centres et des goals
La plus haute marche du podium, les récompenses quoi qu’on en pense
Ca aide à oublier ces journées perdues où jfais n’importe quoi

où jfais n’importe quoi
n’importe quoi
je fais n’importe quoi (X2)

Entre-Sambre-et-Meuse

le 29/06/2006 à 14h30

Voilà un article que j'avais promis à Morganne depuis un moment mais le boulot m'a fait manquer de temps.


Dans un article précédent, je vous avais parlé du folklore de la région du Centre.  Dans celui-ci, je vais vous expliquer ce que sont les marcheurs de l'Entre-Sambre-et-Meuse.  Tradition bien différente des gilles de Binche.



D’une origine religieuse issue du Moyen-Âge puis fortement marquées par l’époque napoléonienne, les Marches Folkloriques ne cesseront d’évoluer au cours du XXème siècle pour aboutir aux Marches qui se perpétuent de nos jours.

L’origine

Les Marches Folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse trouvent leurs origines dans les processions du Moyen-Âge. L’escorte armée qui les accompagnait avait pour but d’en rehausser l’éclat et peut-être de protéger les reliques et les pèlerins.

Ces compagnies spéciales d’archers et d’arbalétriers, appelées "serments", furent les ancêtres des marcheurs. Au début du XVIe siècle, avec l’apparition des armes à feu, ce sont des arquebusiers qui rendaient les honneurs en exécutant des salves. A cette époque, on voit la création de milices urbaines qui, comme les serments, escortaient les cérémonies civiles et religieuses, celles-ci ne revêtaient alors aucun caractère folklorique.

Avec le temps les milices disparaissent et leur rôle glisse vers des sociétés à caractère plus populaire : « Les Jeunesses ». Ces groupements perpétuent les traditions en conservant l’aspect militaire des escortes et en les équipant d’uniformes et d’armes à feu. L’édit de Joseph II en 1786 et la Révolution française mettent fin aux processions et aux escortes armées. Ainsi s’achève la première partie de l’histoire des marches.

Le concordat

Les coutumes reprennent en 1802 après le Concordat signé entre Bonaparte et le pape Pie VII. Ce concordat autorise à nouveau la pratique du culte et donc des processions qui y sont liées. C’est à ce moment que les Marches prennent un nouvel essor.

Sous l’impulsion des Comités de Jeunesse, des compagnies armées folkloriques escortent les processions religieuses vénérant le Saint protecteur du village.

Après la Révolution belge en 1830, c’est encore les Comités de Jeunesse qui contribueront à relever le drapeau des Marches.

Le XXe siècle

Au XXe siècle, durant les deux guerres, l’interdiction des escortes armées par l’occupant n’a pas éteint les traditions. Bien au contraire, pendant la deuxième guerre, des enfants armés de bâtons marchaient dans les rues de certains villages tandis qu’au même moment, dans les camps, des prisonniers défilaient costumés d’habits de papier.

A partir des années soixante, ce folklore suscite un engouement tel que de nouvelles initiatives voient le jour, des marches se créent ou se recréent au sein des villages.

De nos jours

De nos jours, on dénombre plus de 80 marches dans l’Entre-Sambre-et-Meuse ! Ces traditions sont profondément ancrées dans le cœur des habitants et ne sont pas prêt de s’éteindre.

Les marches folkloriques, dont certaines sont reconnues comme "Chef d’oeuvre immatériel de la Communauté française de Belgique", constituent aujourd’hui un événement incontournable en Wallonie.

 
http://www.entre-sambre-et-meuse.be/test.php3?lang=fr&id_secteur=1&id_rubrique=1&niveau=55&zone=52


Manneken-Pis

le 11/03/2006 à 11h35

J'avais envie de vous présenter un petit (très petit) personnage bien belge qui est presque aussi connu que l'Atomium, le Manneken-Pis.  Ce ketje de Bruxelles est un des monuments les plus photographiés de la ville.

Voici son histoire : "Un riche bourgeois avait égaré son jeune fils dans la foule au cours de festivités organisées à Bruxelles...

Après cinq jours de recherches infructueuses, l'enfant a été retrouvé, urinant avec désinvolture au coin de la rue de l'Étuve.

Le père, reconnaissant, a alors financé la construction d'une fontaine ornée d'une statuette en bronze se livrant à la même occupation... "

Manneken-Pis (le "petit Julien" national) est le "premier" personnage de Bruxelles: il a même préséance sur le Bourgmestre de la capitale de l'Europe ! Il est membre de facto de plusieurs confréries...

Voilà donc un personnage sympatique que je désirais vous faire découvrir...

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