Voyage dans les méandres de mon esprit

Fin de blog

le 19/05/2007 à 19h28
Pour certains, ce ne sera qu'un aurevoir, pour d'autres, cela sera un adieu...

Pour quelles raisons ?  Je pense que je n'ai rien à dire, rien à rajouter.

Ce site que j'avais trouvé très convivial lors de mon arrivée ne l'est malheureusement plus.

Victime de grandes désillusions, je préfère m'éclipser, tirer ma révérance, comme j'ai pu le lire : "le rat quitte le navire".

Moi qui pensais avoir ravi mes lecteurs de mes rimes, je commence à ne plus me sentir chez moi ici.

Je vogue donc vers d'autres horizons...  Que ceux qui veulent me suivre me laissent un MI, je leur communiquerai ma nouvelle adresse.

Merci à ceux qui m'ont accompagné durant le temps où je suis restée ici, merci à ceux qui ne m'ont pas laissé tombé au premier soucis.

Je laisse aux vautours le soin de répandre ce qu'ils veulent sur moi, j'ai fait l'erreur de m'ouvrir véritablement, de dévoiler ma véritable personnalité et malheureusement, certains s'en sont servis bien malgré moi, dorénavant, je me contenterai de me cacher derrière le personnage que je me serai créée pour la toile du net...

Alors, je terminerai en vous disant aurevoir ou adieu... à Dieu...

A.

Challenge n°18 de Boitearimes

le 05/04/2007 à 13h06
Je me rappelle avec nostalgie
Ces matins au goût magique,
Quand, dans le jardin, je restais ébahie
Devant un décors féerique.

 

Caché au milieu des crocus et des primevères,
Pluie de chocolats aux emballages arc-en-ciel,
Je m’en souviens comme si c’était hier
Toutes ces images ont encore une saveur de miel.

 

Et chaque année, à l’aube du dimanche pascal
Je retrouve l’esprit des Pâques du passé.
Pour moi, c’est un jour peu banal
Que je prends à cœur de savourer.

 

Pluie de chocolat et d’œufs colorés,
Cris de surprise des enfants ravis,
Chasse aux cadeaux que l’on a cachés,
C’est le charme de simples plaisirs de la vie.

 

Nous célébrons alors la renaissance
Comme nos ancêtres aux feux de Beltane
Mais nous en avons oublié le sens,
Eteint les brasiers et leurs grandes flammes.

 

Comme elle est loin cette fête de la fertilité
Où le dieu cornu ensemençait les champs,
Où il honorait la vierge qui lui était sacrifiée,
La prenait bestialement pour lui faire un enfant.

 

En ce jour naïf au passage à la vie,
Laissons-nous envahir par cette réminiscence,
Abandonnons-nous à nos désirs, nos envies,
A la vague païenne qui nous offre la transe.

 

Nous nous éveillerons alors heureux et comblés
D’une nuit de débauche repue de félicité,
Où, sans retenue, nous aurons honoré la fécondité
Par l’enchevêtrement de nos corps enlacés.

Je ne sais pas....

le 31/03/2007 à 14h17

Arrêter, continuer ?  Telle est la question...


Je me la pose très fort en ce jour puisque je ne me sens plus vraiment chez moi ni la bienvenue...


Je pense sincèrement que je vais laisser ce blog s'éteindre de lui-même comme un feu qu'on laisse mourir braise par braise.


Revenir ?  Peut-être...  Ici ?  Peut-être pas...


En ce moment, je ne sais pas, je ne sais plus...  J'ai passé de bon moment en ces lieux mais je pense que c'est terminé...


Alors, salut et peut-être à bientôt...

Challenge n°16 de Boitearimes

le 24/03/2007 à 15h50
Voilà que vient me titiller

Un rayon de douceur.

Il chatouille le bout de mon nez,

Me sors délicatement de ma torpeur.

 

Il me tire, me séduit, m’attire,

Me pousse à venir voir dehors.

Pourrais-je résister à ce désir,

Ce frisson de renouveau qui parcourt mon corps ?

 

Mais ensommeillée, je prends mon temps,

Teste lascivement sa douce patience,

Petit à petit, je m’étire voluptueusement,

Chaque parcelle de mon être émerge à la conscience.

 

Son appel se fait toujours plus présent,

Il me hâte d’admirer le paysage.

Son exhortation se fait de plus en plus pressente,

Il me suggère de ne pas être sage.

 

Je traîne, m’éternise, me prépare,

Chaque instant consacré à ma beauté.

Ce sont mes plus atours dont je me pare

Pour que d’un regard, on puisse me contempler.

 

Alors délicatement, je sors de ma retraite,

Offre ma personne à sa chaleur,

Il me pousse hors de ma cachette,

Me fait cadeau de son ardeur.

 

Je me laisse séduire par son invite voluptueuse,

Je m’ouvre doucement à sa caresse soyeuse,

Dévoile mes formes aux couleurs harmonieuses,

Exhibe ma corolle à la saison lumineuse.

 

Je présente alors dans toute ma splendeur,

Profitant des regards de convoitise des promeneurs

Qui m’apprécient, narcissique petite fleur

Qui les enivre de ses suaves senteurs…

Challenge n°15 de Boitearimes

le 17/03/2007 à 16h45
Aujourd’hui, à tous les coins de rue,

On croise des regards réprobateurs,

C’est notre différence qui tue,

L’être humain est désormais rempli de rancœurs.

 

On parle de l’ouverture des frontières

Au parfum de renaissance du nationalisme,

Chaque jour voit surgir une nouvelle guerre

Aux relents d’idéologies chargées d’intégrismes.

 

Mais y a-t-il seulement le rejet de l’étranger ?

Peut-on uniquement parler de xénophobie ?

Dans une société qui ne cesse de nous catégoriser,

Il y a beaucoup d’autres phobies…

 

Il est là, assis sur le trottoir,

Le SDF qui mendie son repas.

Combien de fois ne détourne-t-on pas le regard

Soudain très pressé de rentrer chez soi ?

 

Comme il est dur le jugement de la vendeuse

Quand un peu rond, tu entres dans une boutique de fringues,

Comme elle fait mal son attitude moqueuse

Parce que tu veux essayer, qu’elle te prend pour une dingue.

 

Jour après jour, j’entends les railleries

A propos de mon métier, de ma foi,

De ces gens qui les prennent pour des broutilles,

Autant me dire qu’on n’a pas besoin de moi.

 

Tant de rejet dans notre universalité,

La perfection est-elle le seul but à viser ?

La vie doit-elle s’écrire sans originalité ?

Se fondre dans un moule, celui de l’uniformité ?

 

Il ne suffit plus d’avoir la bonne couleur de peau

Pour être toléré par les gens bien pensant,

Il faut aussi être riche, intelligent et beau

Et de surcroît, surtout être bien portant.

 

Alors écoutez-moi, moi qui suis fille de la différence,

Poète n’entrant pas dans les critères de vos canons,

Ne jugez pas au premier coup d’œil sur l’apparence,

La fantaisie a souvent du bon.

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